« Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue »
— Platon, Apologie, 38a
« Qu’est-ce qui, ayant été fait par moi, me sera, à long terme, cause de bien-être et de bonheur? »
— MN 135, Cula-kammavibhanga Sutta
À travers l’histoire de l’humanité, une question que bien nombreux esprits ont contempler a eut tendance à faire surface à un moment ou un autre dans la vie de chacun, devant nos vraisemblablement mystérieuses conditions humaines :
« Quel est le but de la vie? », s’il y en a un.
Quiconque se penchant sérieusement sur la question, s’embarque dans une quête qui pourrait potentiellement ne jamais aboutir, se frappant à la limite de notre imagination, des hypothèses, sans jamais obtenir une certitude que l’on puisse se reposer en toute fiabilité sur la réponse. C’est pourquoi, malgré de bonnes et sérieuses intentions, cette poursuite peut s’avérer vaine et futile. Et c’est aussi une raison pourquoi d’ailleurs, certains ont donné réputation à la philosophie comme quelque chose d’inutile, qui ne mène qu’à des débats sur des idées abstraites, théoriques, qui n’ont aucune valeurs pratiques. Après tout, si l’on a la perception que cela n’apporte rien de concret à nos vie, à quoi bon y mettre de l’énergie ?
Ce qui est intéressant de se demander subséquemment, en revanche, par rapport au but de la vie, est ceci :
« À quoi sers de se demander le but de la vie? », ou bien, « Qu’obtiendrait-on par la réponse? ».
Une simple proposition pourrait être que cela nous apporterait satisfaction, sens, direction. C’est ce que, nous pourrions présumer, la plupart des êtres recherche de près ou de loin. Si l’on approfondit cette idée en nous demandant « Pourquoi recherchons nous satisfaction, sens, direction? », aussi bête que la question puisse sembler, nous pouvons arriver à un axiome important ; celui que tous les êtres conscients cherchent à être bien, heureux, et à s’éloigner de la souffrance.
Cette prémisse est importante, car elle implique que finalement, tout ce que nous faisons nous servirais de près ou de loin instrumentalement à arriver à ce but précis qu’est la plénitude, l’épanouissement personnel, une vie paisible et heureuse. On peut se demander si les questions sur la nature du but de la vie peuvent potentiellement perdent de leur intérêt, dès lors que nous serions parfaitement heureux et combler dans notre vie, puisque ces questions, comme nous venions de voir, s’avère plutôt instrumental pour arriver indirectement à l’épanouissement.
Les philosophes de la Grèce antique appelait cet état de paix Eudaimonia, qui correspond non pas nécessairement à une vie pleine de plaisir, ou absente de problèmes, mais plutôt à un esprit épanoui, en paix, doué d’une excellence de caractère et d’attitude, qui est le résultat naturel de l’exécution d’un ‘savoir bien vivre’. Naturellement, une autre question se pose : «Comment peut-on atteindre Eudaimonia? » ou plus particulièrement encore, « Qu’est-ce que ‘bien vivre’? ».
C’est précisément ici que la philosophie rentre en scène. Car la philosophie à son origine, La philosophie vient du grec ancien philosophía, composé de phileîn (« aimer ») et sophia (« sagesse », « savoir »), signifiant littéralement « amour de la sagesse ». Et cette dite sagesse, Larousse la définit ainsi :
Qualité de quelqu’un qui fait preuve d’un jugement droit, sûr, averti dans ses décisions, ses actions.
On peut donc constater par cela, et par les différentes observations que nous avons pu faire plus haut, que le but premier et originel de la philosophie est avant tout de connaître et appliquer la meilleure manière de vivre, dans nos actions, pensées et attitudes, pour être heureux et épanouis dans notre vie. Et que finalement, dans certains contextes, les grands ‘Pourquoi’ peuvent être moins crucial et utile que les grands ‘Comment’ ; il suffit de choisir de se poser de bonnes questions qui soient fructueuse pour nous de manière pragmatique.
La philosophie vécue de manière pratique a donc une fonction principale d’être thérapeutique. Sous plusieurs formes, elle m’a toujours accompagné dans ma vie, en fournissant tous les outils nécessaires pour alévier mes souffrances et découvrir la richesse que la vie a à offrir malgré l’adversité.
C’est par passion pour la philosophie comme pratique de vie, et tous ses fruits que cette pratique peut offrir, que je souhaite humblement contribuer au bonheur et au moral collectif de l’humanité en vous partageant des outils pratiques, réflexions, exercices et attitudes que chacun(e) peut bénéficier dans sa vie de la même manière qu’elle a pu m’aider à mieux vivre, ainsi que d’innombrables d’autres personnes au cours de l’histoire.
Je souhaiterais par cet effort contribuer redorer l’image et l’intérêt public de la philosophie, et montrer que celle-ci, que l’on n’en soit conscient ou non, est au coeur de nos décisions les plus importantes et conséquentielles. Surtout, qu’elle n’a pas besoin d’être académique, compliquée, abstraite, théorique, inapplicable ou inaccessible à tous ceux qui cherchent à se comprendre et à améliorer leur vie.
La philosophie telle que l’entend les anciens, en elle-même, est accessible à tous, simple, pratique, éthique, loin des abstractions et des théories ; c’est un savoir vivre, un outil pour éclairer son existence, et atteindre l’Eudaimonia, ou le bonheur. Il suffit de se poser de bonnes questions qui soient honnêtes, que bien des sages du passés se sont posés et que leur réflexions et expériences peuvent nous aider à croître et prospérer au quotidien.
Naviguer la vie humaine n’est pas chose facile ; mais la sagesse douée de raison offre la possibilité d’une vie dont le bonheur est pérenne. La philosophie incarnée dans la vertu, c’est développer son autosuffisance pour être serein indépendant des circonstances extérieures, possible à tous ceux qui souhaitent l’adopter.
Je vous souhaite une agréable visite sur le site,
Un apprentissage enrichissant,
Et je vous invite à me partager vos réflexions dans la section ‘Contact’ du site.
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